À la lisière du Parc naturel régional Livradois-Forez, Usson s'accroche à sa butte volcanique, que coiffait autrefois un château forteresse. Dominé aujourd'hui par une statue de la Vierge, le village contemple le vaste panorama de la chaîne des Puys, des monts Dore et du Cézallier.

Usson succède à un ancien site romain Iciomago (en
latin : le marché de l'étain). Des routes d'époque romaine sont d'ailleurs encore présentes sur la commune. La ville est citée sur la table de Peutinger sur une voie reliant Aquis segete (Moingt) et Reuessione (Saint-Paulien). Une borne milliaire portant le nom de l'empereur Maximin (235-238)1 a été trouvée à proximité, au hameau de Grangeneuve au nord d'Usson ainsi que des monnaies de Trajan, Néron, Domitien2 .


Au moyen âge, un seigneur local avait construit un château dont il reste aujourd'hui des portions de fortification. Le château est cité dans le Cartulaire de Chamalières, entre 954 et 981 et devait appartenir à la famille des Baffie. Plusieurs tours sont encore dressées. L'une d'entre elles est comprise dans l'enceinte de l'écomusée du Forez3.

Un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par Usson, en descendant de Montarcher. A l'âge d'or du monastère de la Chaise Dieu, des moines Casadéens étaient fixés à Usson sur le site de l'église de Chambriac.

Au XIIIe siècle, le seigneur d'Usson appartenait à la famille de Rochebaron, puis à la famille de La Roue. Elle est pillée en 1361 par un seigneur de Polignac, probablement Armand IX. De nouveau attaquée vers 1380, le château et l'église Saint-Barthélemy sont saccagés. La paroisse dépendait au spirituel du diocèse du Puy-en-Velay et la ville possédait deux églises : Saint-Barthélemy, dite église majeure en 1347, et Saint-Symphorien.




File:Usson-en-Forez - Eglise Saint-Symphorien -1.jpg









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En 1890 - Peu élévée, l'église manque de grâce, le curé CHAPPARD fait élever les murs et la toiture.

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l'église paroissiale Saint-Symphorien, reconstruite au XVe siècle à la place de l'église Saint-Barthélemy. Des éléments de l'église du XIe siècle ont été réutilisés dans la 1re et 2e travées10.
La reconstruction a été entreprise par les moines de l'abbaye de la Chaise-Dieu. Au moment de sa construction, l'église ne comprenait qu'une seule nef orientée est-ouest sur laquelle s'ouvraient dix chapelles latérales. Ces chapelles étaient desservies par des confréries ou des congrégations ou appartenaient à des familles de notables dans lesquelles elles avaient leurs bancs et leurs sépultures. Le cimetière entourait l'église sur trois côtés.
Le clocher a été construit en 1601.
En 1731, les deux chapelles proches du chœur et situées de part et d'autre - chapelle de la Vierge et chapelle Saint-Symphorien - sont agrandies pour former un transept. Quelques années plus tard, on ajouta à l'est à chacune de ses chapelles une sacristie.
L'augmentation de la population de la commune nécessita d'agrandir l'église en 1883. Le curé Dumas fit reporter vers l'extérieur les murs des chapelles pour créer de part et d'autre de la nef centrale des collatéraux plus large que le vaisseau central.
Le clocher est modifié en 1871 pour lui donner sa forme actuelle1

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En 1868 - On reporte l'abside du choeur au niveau des murs des 2 sacristies en bordure de la route de St Pal.  La suppression du couloir reliant les 2 sacristies donne de la profondeur au choeur.

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En 1836 - On repousse le mur de clôture de l'église et le portail à l'alignement du clocher, lequel se trouve donc inclu dans l'église.  Sous le clocher on place les fonts baptismaux.
En 1962 - Le curé COVERT avec l'aide des artisans et des paroissiens décape l'église et fait jointoyer les pierres.  La chaire supprimée voit ses panneaux placés dans les fonts baptismaux.

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De son premier état connu, l’église comprenait une seule nef orientée suivant la tradition Ouest Est. De part et d’autre de cette nef, s’ouvraient des chapelles particulières entretenues soit par des congrégations soit par des familles de notables qui y avaient leur banc et leur tombeau.

L’église n’avait pas de clocher mais un campanile avec une seule cloche.
A cette époque le cimetière entourait l’église sur trois côtés.
Le clocher fut construit en 1601.

Et en 1871 il prit sa forme actuelle.
Les panneaux sculptés de l’ancienne chaire sont visibles dans la chapelle saint-joseph. Ils ont été mutilés à la révolution.

Les vitraux de chœur date de 1860 et porte la signature de Mauvernay.

 

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Son emplacement se situe en bordure de la célèbre voie militaire romaine appelé via Bolena.

La construction fut retouchée et agrandie 12 fois toujours en essayant de respecter la structure originale.

Les premiers éléments de l’église actuelle datent de la fin du 15° siècle.
Les travaux furent conduits sous l’autorité des moines de la Chaise Dieu qui furent dans notre région de grands bâtisseurs d’églises.

Quelques arcs romans attestent son architecture première.

 

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En 1731 - Agrandissement des deux chapelles prèsdu choeur en repoussant les murs extérieurs.  Chapelle de la Ste Vierge et de Saint Symphorien.
Construction d'une sacristie sur le côté droit du transept.

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En 1735 - Autre sacristie sur le côté gauche du choeur reliée à l'autre par un couloir extérieur.

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Élément roman réutilisé au Xe siècle.

090En 1835 - Usson compte plus de 3500 habitants.  Le curé DUMAS repousse les murs extérieurs à l'alignement des 2 premières chapelles agrandies en 1731.  Ces nefs latérales sont plus larges que la nef centrale.  Les murs, les contreforts et leurs décorations furent exactement reconstitués, le choeur reçoit un parquet et un nouvel autel.

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Saint Symphorien martyr à Autun (II ou II° siècle)

 

- Vierges de pitié

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- Maternités

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A l'extérieur, des contreforts avec des personnages de la Renaissance (exemple "l'Ipazou" dont on menaçait les enfants qui n'étaient pas sages.

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L'église Saint-Maurice, d'origine romane, fut complétée au xvie siècle par la chapelle de la Reine, où Margot venait prier sous la voûte en étoile. Les volets du tabernacle, de 1622, la représentent vieillie sous les traits de sainte Radegonde en habit et diadème fleurdelisés, aux côtés de son époux Henri IV.
 
Notre-Dame de Chambriac, chapelle du XIIe siècle, classée monument historique


Probablement érigée à la fin du XIème siècle par l'abbaye de La Chaise-Dieu dont elle dépendait, elle abrita un petit prieuré desservi par deux ou trois moines. La Vierge en Majesté, la seule de la région, qui trône à droite de l'entrée, garde l'énigme de son origine et marque l'attachement de l'abbaye casadéenne au culte marial. Seuls, le choeur et le chevet, d'époque romane, subsistent de l'édifice ancien, reconstruit au début du XIXème siècle et dévoilent l'art roman dans son originalité proche de l'homme et de la nature.
 

Sa légende est un classique: "Un meunier traversant la campagne avec sa mule vit celle-ci s'arrêter net et refuser d'avancer plus loin sans aucune raison apparente. S'approchant de la bête pour tenter de connaître la cause de cet arrêt soudain, il aperçut une statue de la Vierge sous un génévrier. Immédiatement, il prévînt le clergé paroissial qui s'empressa de faire transporter solennellement ladite statue dans l'église d'Usson. Or le lendemain, cette statue disparut de l'édifice et fut à nouveau retrouvée sous le même génévrier dans la terre appelée Chambriac. Ce phénomène se renouvela à chaque tentative d'installer la Vierge dans l'église paroissiale. Il en fut conclu alors que Marie désirait un sanctuaire à l'endroit même de la découverte et il en fut fait "salon sa volonté" par l'édification de la chapelle dédiée à Notre-Dame de Chambriac".

Dans la très ancienne chapelle de Notre-Dame de Chambriac à Usson-en-Forez, l’antique Icidmago. Il s’agirait de la tête d’un taureau (ce qui ne saute pas aux yeux) sculpté à côté d’un ange. Une note dans la chapelle indique qu’il s’agirait de la représentation d’une divinité nommée Taurus, provenant sans doute d’une autre monument d’origine romaine. Si c’est d’un taureau dont il s’agit ici, ne pourrait-il pas renvoyer au culte de Mithra qui fut l’un des plus sérieux concurrent du Christianisme à ses débuts ? On trouve à Notre-Dame de Chambriac (Chambrias autrefois, Chambriat parfois) certains motifs qu'on voit à l'église de Rozier et le choeur de la chapelle est fait sur un modèle similaire. C'est l'édifice religieux le plus ancien d'Usson. La date de sa fondation, qui n'est pas connue avec précision, remonte au plus tôt à la fin du XIe siècle, avec l'installation des moines à La Chaise-Dieu. La légende raconte que la mule d'un meunier s'arrêta net, refusant d'avancer. L'homme découvrit alors, sous un genevrier, la statue de la Vierge, prestement transportée dans l'église. Mais comme en d'innombrables lieux du Forez et de France, l'histoire raconte que la statue prit la poudre d'escampette, revenant sous son genevrier. Las de lui courir après, le clergé édifia, sur place, un petit sanctuaire.  Il servit un temps d'église paroissiale, après la disparition de la chapelle du château, et avant la construction de l'église du village (XVe siècle).

Remaniée au cours du temps, la chapelle fut détruite par un incendie en 1869 et reconstruite puis restaurée un siècle plus tard par l'abbé Convert et les religieuses. Le choeur en hémicycle s'ouvre sur un arc brisé et il est voûté en cul de four plein cintre. Dans son architecture typiquement romane, il est "posé" sur un soubassement de pierre qui le ceinture. L'autel, en forme de dolmen et sous lequel coulerait trois ruisseaux, est éclairé par trois fenêtres placées dans des arcatures en plein cintre, que supportent des colonnettes. Six colonettes donc, plus deux colonnes immédiatement à droite et à gauche du sanctuaire, et encore deux piliers rectangulaires (ou pilastres) situés entre les colonnettes, dans l'axe, tous décorés de motifs qui appartiennent moins à l'influence chrétienne que celtique. Une partie au moins de ce matériau aurait été emprunté à un lieu de culte antérieur.

Dans le détail, en faisant le tour de gauche à droite, on identifierait mal le motif du chapiteau de la première colonne sans le descriptif qu'on trouve sur place et qui évoque une sorte de torse émergeant dont ne sait trop quoi.  On voit aussi un visage sculpté de face dans le corbeau attenant. Le pied  de la colonne est décoré d'entrelacs et d'un personnage grimaçant ou hurlant. La première colonnette nous montre sur une face de son chapiteau un quadrilobe (une fleur ?) au dessus de volutes. Le chapiteau de la seconde aurait eu pour motif - on a bien du mal à le distinguer - un cercle surmontant une croix de Saint-André placée au dessus de feuilles. Le pilastre  présente sur son chapiteau un cercle oculé au dessus de volutes. S'il s'agit d'une représentation du soleil, on peut la rapprocher du disque solaire placé entre les cornes de la déeese vache Hathor des anciens Egyptiens. Les tresses du fût du pilier (fougères ?) accentuant cet aspect du soleil nourricier. Des hommes levant les bras au ciel sont sculptés sur le chapiteau de la la seconde colonnette encadrant le pilier. Celle qui vient ensuite est sculptée d'oiseaux, des chouettes lit-on. Le second pilastre porte la tête d'un animal, ni ours, ni canidé. Un taureau plutôt. On devine des cornes et on pense au culte de Mithra. Le taureau étant aussi un symbole solaire, de fertilité et d'énergie. Il semble tirer la langue et on distingue nettement des volutes qu'on dirait sortir de sa bouche. Le fût du pilier est également décoré mais pour sa part de motifs en forme d'écailles de poisson. La colonnette qui suit porte sur son chapiteau des aspérités en forme de boules. Le chapiteau de la derniere colonnette se déchiffre mal. Des oiseaux affrontés ? Un ange ? A regarder une ancienne carte postale du lieu, cette dernière hypothèse semble plus probable. La deuxième colonne enfin, porte un chapiteau à peu près semblable à celui du premier. Le corbeau à côté porte également une figure humaine, qui fixe celle d'en face.

En 1732, une congrégation se forma et se consacra à la garde des malades et à l'enseignement. A la Révolution, une des religieuses fut guillotinée. Quant à la statue (Vierge Marouflée du XIIe siècle), elle fut enterrée pour échapper  à la fureur jacobine. Des religieuses (Soeurs Notre-Dame de Chambriac) habitent toujours le bâtiment conventuel. L'école, ouverte en 1907 avec pensionnat et cinq classes, et où les petites filles apprenaient l'art délicat de la dentelle, a fermé ses portes en 1993.



Sa fondation remonte à l'époque romane. Ses proportions sont modestes. Elle comporte 10 chapiteaux sculptés de motifs souvent étranges. L'archaïsme de ses sculpture laisse une sensation de pureté, de simplicité. L'iconographie de cette chapelle est caractéristique de l'iconographie romane que l'on peut découvrir soit dans les monts du Forez, soit dans ceux du Livradois. Elle dénote d'une région encore fortement influencée par des croyances ou des tradition celtiques, qu'elles soient mythologiques, artistiques ou symboliques.